| Ecrit par Chantal,
le 23-05-2008 22:09
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Publié dans : Les Histoires, Chantal |
Sous les parties noyées de La Selves et du Selvet, se trouvaient deux belles rivières peuplées de poissons, d’écrevisses… Des gens habitaient ces vallées, plates, fertiles et parsemées de prairies.
Construction du Barrage de Maury
Situé sur quatre communes, celle de Florentin, Montpeyroux, Entraygues, Campouriez et Saint-Amans.
Sous les parties noyées de La Selves et du Selvet, se trouvaient deux belles rivières peuplées de poissons, d’écrevisses… Des gens habitaient ces vallées, plates, fertiles et parsemées de prairies. Les eaux ont englouti le moulin d’Oustrac, sa ferme, la ferme de La Parro. Sous le barrage actuel se trouvait le moulin de Maury, le pont du Tanneur qui permettait à la route de St-Amans au Nayrac d’enjamber la Selves. Deux autres moulins dits du Vern sont eux aussi sous les eaux.
Cette construction considérable amena autour du chantier beaucoup d’ouvriers et de moyens.
Le début commença en 1940 par les premières expropriations. Ce n’est qu’en 1941 que les travaux vont réellement débuter avec la construction de la galerie. A l’époque la France se trouvait sous l'occupation allemande, les travaux se trouvaient donc dirigés par un allemand nommé Stirnman. Les années de guerres qui suivirent ralentirent les travaux. On vit beaucoup de gens arriver pendants ces années de guerre, mais ce n’etait pas des ouvriers, mais des gens qui venaient ce cacher. Ce n’est qu’après la libération que le chantier reprit sont rythme normal, surtout avec l’arrivée de prisonniers allemands. Sur le nombre d'ouvriers, hormis les prisonniers, se trouvaient beaucoup d’étrangers, des Algériens, Espagnols, Italiens, Tchèques, Arabes… mais très peu sont restés dans la région après la fin des travaux. Quelques-uns suivants les anciens sont revenus de temps en temps.
Pour nourrir et loger tous ce monde des petits « villages » ont vu le jour autour du chantier : à Maury-Haut on y trouvait des dortoirs, cantine, wc, pavillon logement, des magasins de ciment et plus dangereux une poudrière. A La Sanhette, il y avait des dortoirs, logements, douches, la cantine de Mme Kirsk, des ateliers de mécanique, de menuiserie, des bureaux, un silo à charbons, des forges…. Deux demandes d’autorisation de dépôts d’explosifs pour deux lieux différents ont été demandées lors de la construction du barrage. Dépôts bien connu des résistants qui venaient se servir.
Les conditions de travail n’étaient pas celles de maintenant, comme on peut le voir sur la photo ci contre, pas de casque … Il y eu pas mal d’accidents, par exemple celui d’une explosion dans la conduite souterraine, elle fit 4 morts. C’est quand même un impressionnant édifice qui fut construit, quand on regarde la photo, les hommes sont encore plus petits que la taille d’une mouche par rapport au barrage, qui lui fait 65 m de haut.
Pour ce décontracter, les ouvriers devaient avoir des loisirs, Il y eu à la Sanhette, principal village ouvrier la création d’un comité des fêtes, d’une équipe de foot. Une partie des travailleurs venaient en famille, donc avec des enfants. La société des forces hydrauliques de la Selves avait obtenu l’autorisation d’une ouverture d’école provisoire sur le site de la Sanhette.
Ce barrage fut mis en service en 1947. |
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